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Les obstacles cognitifs

1. Typologie des obstacles cognitifs

Guy BROUSSEAU 6 a établi une typologie des obstacles cognitifs.
Les obstacles ontogéniques.
Ce sont des schèmes ou des modèles spontanés qui apparaissent « naturellement » au cours du développement.
Les obstacles épistémologiques
Certains obstacles épistémologiques ne doivent pas être ignorés dans les stratégies d’enseignement/apprentissage : ce sont des obstacles inévitables. Ainsi par exemple de la croyance à une Terre plate.
D’autres peuvent être évités pour permettre un accès rapide aux significations et aux pratiques modernes.
N.B. : Le fait d’éviter certains obstacles en génère parfois d’autres
Les obstacles didactiques
Ils résultent d’une transposition didactique, récente ou ancienne et sont toujours le produit d’un apprentissage.
Les obstacles culturels
Ils sont générés par les connaissances didactiques et épistémologiques de toute la noosphère (le monde de la pensée). Leur dépassement est hors de portée d’une action d’enseignement, au sens classique.
Caractéristiques des obstacles
Il est également possible de définir les obstacles grâce aux caractéristiques élaborées par Michel FABRE et synthétisées par Jean-Pierre ASTOLFI 7.
L’intériorité. Les obstacles sont en chacun de nous, chez le professeur et chez l’élève, sous forme de conceptions ou de représentations qui recouvrent ce que nous nous accordons à penser sur un sujet.
La facilité. Les obstacles sont sécurisants ; ils correspondent à une manière intuitive, ou naïve, de considérer les choses. Il est cognitivement plus facile de ranger les baleines parmi les poissons que dans la classe des mammifères. Comme le souligne J.-P. ASTOLFI « L’obstacle est donc d’abord une facilité que l’esprit s’octroie ».
La posivité. Les obstacles ne proviennent pas, le plus souvent, d’un déficit de connaissances mais plutôt de la préexistence de savoirs personnellement construits et de ce fait solidement ancrés. C’est bien plutôt un trop plein de connaissances chez l’élève qu’il faut conjecturer.
L’ambigüité. Les obstacles font partie intégrante de notre structure mentale et leur présence - leur prégnance - empêche l’appropriation de quelque chose de nouveau. Travailler à partir de cette présence et faire l’hypothèse d’un franchissement possible, au cours d’une situation d’apprentissage, rend un nouvel apprentissage possible.
La récursivité. L’une des particularités des obstacles est leur relation forte avec un retour métacognitif sur l’apprentissage. On ne prend conscience d’un obstacle qu’après l’avoir franchi, ce n’est qu’à ce moment-là qu’il peut être identifié. Avant ce regard rétrospectif, il n’existe pas en tant

2. Typologie des erreurs d’après « L’erreur, un outil pour enseigner » J.P. ASTOLFI ESF 1997
• 1. erreurs relevant de la compréhension des consignes.
• 2. erreurs résultant d’habitudes scolaires ou d’un mauvais décodage des attentes.
• 3. erreurs témoignant des conceptions alternatives des élèves.
• 4. erreurs liées aux opérations intellectuelles impliquées.
• 5. erreurs portant sur les démarches adoptées.
• 6. erreurs dues à une surcharge cognitive.
• 7. erreurs ayant leur origine dans une autre discipline.
• 8. erreurs causées par la complexité propre du contenu.

Mise à jour : 16 mai 2017